Le tour sur le compensateur de flux

🍿 REVIEWS News – Paris/France.

Que des soldats de plomb livrent des batailles dans le musĂ©e la nuit et que des squelettes de dinosaures jouent au chat est quelque chose que nous ne savons que de Shawn Levy, le rĂ©alisateur canado-amĂ©ricain, qui est par ailleurs connu pour ne pas ĂȘtre trop douĂ© pour le slapstick (cette fois, par exemple, un coup de feu blessure fait des bruits Ă©tranges : « C’est bizarre : ça pĂšte quand je tousse »). Si Ben Stiller n’avait pas travaillĂ© au MusĂ©e d’Histoire Naturelle de New York, mais dans un musĂ©e du cinĂ©ma, et que lĂ , chaque nuit, des super-hĂ©ros sortaient de leurs galons pour transformer leurs « histoires » en de nouvelles aventures bruyantes avec une bonne humeur presque obscĂšne, alors il aurait quelque chose comme le cƓur du rĂ©acteur de la crĂ©ativitĂ© de ce rĂ©alisateur. Les intrigues servent de carburant Ă  Levy, les noyaux narratifs sont fusionnĂ©s, comme l’annĂ©e derniĂšre avec la comĂ©die « Free Guy » sur un personnage non jouable dans un jeu vidĂ©o qui ne sait pas qu’il fait partie d’un monde artificiel et tombe rapidement dans amour. Du « Truman Show » Ă  la saga de la marmotte en passant par « Matrix » et « Avatar », beaucoup de matĂ©riel de films de simulation ont fusionnĂ© ici, ce qui n’a pas conduit au dĂ©sastre car Ryan Reynolds a incarnĂ© le protagoniste avec une euphorie absolument entraĂźnante.

Il ne fait aucun doute que le cerveau de Levy est aussi bleu et ondulĂ© que l’intĂ©rieur du « plus grand accĂ©lĂ©rateur Ă©lectromagnĂ©tique du monde » du projet Adam, si familier pour nous parce qu’il est bricolĂ© Ă  partir de toutes les salles arcanes technoĂŻdes de la tradition de la science-fiction. La bataille au sabre laser qui s’ensuit regorge de citations de Star Wars. C’est Ă  nouveau Ryan Reynolds, ici dans le rĂŽle du pilote de chasse Adam Reed, qui appose son empreinte sur la nouvelle farce de Levy – un voyage dans le temps dans le temps du voyage dans le temps – avec sa puissante prĂ©sence et peut-ĂȘtre une accĂ©lĂ©ration de l’humour Ă©lectromagnĂ©tique. Cependant, le jeune Walker Scobell a Ă©galement jouĂ© un rĂŽle dans l’atmosphĂšre irrĂ©sistible du film, qui se caractĂ©rise par la nostalgie rĂ©tro, l’esprit vif, l’autodĂ©rision intelligente et la comĂ©die de situation dĂ©contractĂ©e. Il joue la version enfantine d’Adam et s’engage dans des dialogues pĂ©tillants avec son aĂźnĂ© (narrativement une Ă©vidence pour les films de voyage dans le temps).

Plus intelligent Ă  douze ans

Avant de rencontrer la version de lui-mĂȘme de retour, cool Ă  l’écran, le jeune Adam, rapide comme un Ă©clair mais lĂ©ger (« certains bĂ©bĂ©s sont plus grands que moi »), ne menait pas exactement la vie d’un hĂ©ros. Pleurant la mort de son pĂšre (Mark Ruffalo), le « parrain du voyage dans le temps », dĂ©cĂ©dĂ© un an plus tĂŽt, il Ă©tait battu quotidiennement par une moquerie de menaces (« Avez-vous autre chose Ă  dire ? Des blagues ? ») de son rival de lycĂ©e, qu’Adam a aussi provoquĂ© : « Qui parle comme ça ? Avez-vous commandĂ© quelque chose comme un kit de dĂ©marrage Bully sur Amazon ? » Adam le trouve tellement sĂ©duisant qu’il sera un jour identique Ă  l’homme musclĂ© qui s’est retrouvĂ© dans son garage et est poursuivi par un Robocop des forces spĂ©ciales au service d’un super mĂ©chant (Catherine Keener). , qu’il accepte volontiers quelques contorsions logiques. La seule chose qui lui semble Ă©trange, c’est qu’à douze ans, il semble souvent plus intelligent que son alter ego, qui veut l’utiliser pour rendre inoffensif le cƓur d’une machine Ă  voyager dans le temps inventĂ©e par son pĂšre (et donc tout dĂ©veloppement ultĂ©rieur depuis Ă  partir de ce point) : « Il semble que j’aurais Ă©changĂ© mon cerveau contre ces muscles. »

SOURCE : Reviews News

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