‘Le Cabinet des curiositĂ©s de Guillermo del Toro’ : Netflix hĂ©berge une anthologie d’horreur exquise


'Le Cabinet des curiosités de Guillermo del Toro' : Netflix héberge une anthologie d'horreur exquise... - Espinof

😍 2022-10-25 18:31:12 – Paris/France.

‘Guillermo del Toro’s Cabinet of Curiosities’ (Guillermo del Toro’s Cabinet of Curiosities, 2022) est la sĂ©rie tant attendue du rĂ©alisateur de ‘Hellboy’ (2004), dont le nom est dĂ©jĂ  l’une des marques les plus puissantes du secteur de l’horreur, bien qu’ici il n’ait rĂ©alisĂ© aucun des huit moyens mĂ©trages de l’anthologie Netflix, qui ouvre la semaine avant Halloween du mardi au vendredi, avec quelques chapitres chaque nuit, dans une stratĂ©gie sans prĂ©cĂ©dent sur la plateforme.

Cependant, c’est del Toro qui est la principale force crĂ©atrice derriĂšre tout le concept. Il a pris sur lui de recruter les scĂ©naristes et les rĂ©alisateurs, et la sĂ©rie montre des signes clairs de guĂ©rison spĂ©cifique, non seulement Ă  cause des cinĂ©astes choisis, mais Ă  cause des thĂšmes moraux simples qu’ils vĂ©hiculent, de leur niveau de production baroque et aspect littĂ©raire et classiquece qui dans une certaine mesure est inĂ©dit dans l’Ɠuvre d’un auteur toujours plus portĂ© sur des aspects plus magiques et tragiques que sur la sensation de peur elle-mĂȘme.

Un grand retour aux anthologies classiques de saveur vintage

Sa main est Ă©galement perceptible dans tout l’aspect visuel. Comme dans sa microanthologie « Scary Stories to Tell in the Dark », la photographie sombre prĂ©domine, dĂ©cors mĂ©ticuleusement construits et crĂ©ations en latex qui affichent un savoir-faire macabre. La plupart des Ă©pisodes intĂšgrent une crĂ©ature qui est, au moins en partie, une vĂ©ritable construction bien conçue dans le style que del Toro a dĂ©ployĂ© dans ses propres films.

Ce n’est pas trĂšs diffĂ©rent dans les intentions de la sĂ©rie ‘Creepshow’, Ă  la diffĂ©rence que, bien que les monstres pratiques y soient gĂ©niaux, ils sont un peu orphelins d’une production trĂšs, trĂšs mĂ©diocre. Comme la sĂ©rie Greg Nicotero, nous avons un hĂŽte pour nous prĂ©senter chaque histoire. Mais au lieu d’un monstre, comme Rod Serling et Alfred Hitchcockdel Toro prĂ©sente briĂšvement chacun des segments, en ouvrant les portes et les tiroirs de l’armoire de titre et en tirant des objets qui reflĂštent les thĂšmes de l’épisodetrĂšs Ă  la maniĂšre de « Night Gallery » ou « Vendredi 13 : la sĂ©rie » et son musĂ©e des objets maudits.

Les prĂ©occupations de chaque Ă©pisode reflĂštent bien l’esprit de la sĂ©rie dans son ensemble, avec des piĂšces d’époque, une touche littĂ©raire classique, beaucoup de flair visuel et une narration qui ne laisse pas beaucoup de place aux surprises. Les histoires sont aussi simples que celles des bandes dessinĂ©es EC ou de la sĂ©rie « Thriller »basĂ© sur des histoires de littĂ©rature d’horreur un peu plus moderne, mais avec des tendances, de fiction Ă©trange et, pour la plupart, trĂšs lovecraftien, mĂȘme si deux des huit sont des adaptations directes de l’auteur de Providence.

Épisode 1 : Salle de stockage 36

Chaque nuit a un thĂšme ensemble. Le premier prĂ©sente deux histoires qui s’articulent autour du thĂšme « Scavengers », et le double projet de loi commence par « La salle de stockage 36‘ (Lot 36) de Guillaume Navarro, collaborateur de longue date de Del Toro, qui a travaillĂ© comme directeur de la photographie sur ‘Cronos’ (1993) et ‘Pan’s Labyrinth’ (2006), d’aprĂšs un scĂ©nario de Regina Corrado basĂ© sur une histoire originale du crĂ©ateur des deux films . En elle Tim Blake Nelson est un vĂ©tĂ©ran du Vietnam en colĂšre contre le monde en plein 90 de l’invasion de l’Irak.

Nostalgique de l’ùre Reagan, il apparaĂźt comme l’un des premiers Ă  adopter la thĂ©orie du remplacement blanc, qui ne cesse de bricoler des espaces de stockage pour les morts. Comme s’il s’agissait d’une version sombre du programme ‘Qui donne plus ?’ (Storage Wars), l’histoire dans laquelle le protagoniste dĂ©couvre un sombre secret dans une unitĂ© qu’il a remportĂ©e aux enchĂšres, une table de sĂ©ance avec plusieurs compartiments soignĂ©s qui abritent une pile de textes anciens, ce qui bien sĂ»r ne mĂšnera Ă  rien de bon.

Étant le premier, c’est une introduction intelligente et trĂšs simple au type d’histoires que nous allons voir, un rĂ©cit direct avec un mystĂšre qui se dĂ©roule lentement jusqu’à ce qu’il atteigne une fin trĂšs satisfaisante, sans concepts trop gonflĂ©s ni complications. Il y a un dilemme moral clair, des aspects d’immigration et de suprĂ©matie typiques du dernier travail de l’auteur et des Ă©vasions vers l’horreur cosmique avec une exĂ©cution visuelle impeccable, comme lire une histoire de ‘Creepy’ avec une vignette Ă  la fin page de garde d’Antonio Segura et Jaime Brocal RemohĂ­.

Épisode 2 : Rats du cimetiùre

La deuxiĂšme curiositĂ© de la premiĂšre nuit est ‘Graveyard Rats’ de Vincenzo Nataly, une nouvelle basĂ©e sur le roman du mĂȘme nom de l’auteur Henry Kuttner. SituĂ© dans les rues boueuses de la campagne de Salem, dans le Massachusetts, le film suit un gardien de cimetiĂšre (David Hewlett) devenu voleur de tombes pour rechercher les bijoux des morts, un nouveau voyage dans un thĂšme d’horreur intemporel, du classique Robert Sage aux diffĂ©rentes aventures de Burke et Hare dans les films.

Les rats dans le titre ont un double sens Ă©vident et traitent Ă  nouveau du thĂšme de la cupiditĂ© et du manque de morale dĂ©coulant de la poursuite des avantages mondains. Le rĂ©alisateur de ‘Cube’ applique Ă©galement son expĂ©rience en adaptant Stephen King dans une histoire qui rappelle ‘The Mass Grave’, avec certains Ă©chos de ‘Of unknown origin’, c’est-Ă -dire qu’on a la prĂ©sence de plusieurs Ă©normes rats et crĂ©atures inattendues, avec une touche, encore une fois ultralovecraftiennequi ramĂšne les rats du titre Ă  l’histoire ‘Les rats dans les murs’, ici convertie en un survie claustrophobe avec un affichage visuel dĂ©licieux.

Pour l’instant, ce que nous offre le « Cabinet de curiositĂ©s de Guillermo del Toro » est une continuation des valeurs qui ont fait du nom du rĂ©alisateur de « El ruelle des Ăąmes perdues » l’un des meilleurs cinĂ©astes d’horreur modernes, mĂ©langeant un large Ă©ventail des pĂ©riodes, des ĂȘtres inimaginables qui n’ont pas besoin de beaucoup d’explications et un niveau de dĂ©tail qui rĂ©pond Ă  l’idĂ©e immersive de son cinĂ©ma en transfĂ©rer la sensation de lire des livres effrayants sur papier Ă  la lueur d’une bougie, sans chercher Ă  aller plus loinheureusement, goĂ»tant au plaisir, de plus en plus difficile Ă  trouver, de la terreur traditionnelle, sans additifs ni prĂ©tentions excessives.

SOURCE : Reviews News

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